Archive for the tag 'social software'

Microsoft travaillerait sur un projet interne de réseau social (oui et alors ?)

Guy Vigneault juin 20th, 2008

Article publié originellement chez Fred Cavazza, le 18 Juin, 2008

La rumeur courait depuis un certain dans la Silicon Valley et nous avons maintenant des preuves concrètes qu’il existe bien un réseau social en gestion chez Microsoft dont le nom de code est “TownSquare“. D’après les descriptions (partielles) qui en sont faites, ce réseau est assez proche de Facebook (profils, groupes, news feed…) mais n’apporte rien de très révolutionnaire : Microsoft’s Own Social Network Under Development et Microsoft testing prototype of Facebook-like social network.

Il existe même des captures d’écran :

MS_TownSquare.jpg

Bon… force est de constater que cette rumeur ne va pas changer la face du monde (informatique). D’autant plus que Microsoft nous a déjà démontré sa capacité à copier les concurrents sans rien proposer de plus (à l’image d’Expo le concurrent d’Ebay).

Donc la grande question est la suivante : Microsoft a-t-il vraiment besoin de copier d’autres réseaux sociaux ? Non ! Pourquoi ? Parce qu’en fait Microsoft a déjà une très large longueur d’avance. Notamment au travers de plateformes communautaires grand public (Hotmail, MSN, Windows Live, Xbox Live), de plateformes pro (MSDN, Channel 9) et même de projets plus “globaux” (Mesh).Traduction : il y a bien longtemps que Microsoft a prit le virage communautaire.

Les autres grands acteurs du web ne sont pas en reste non plus :

Bref, tout le monde est de la partie et tout ceci me confirme dans l’idée que Facebook n’est que l’arbre qui cache la forêt.

C’est officiel: accédez à la plateforme Facebook OpenSource

Guy Vigneault juin 4th, 2008

Article publié originellement chez Techcrunch, le 3 Juin, 2008

facebooklogo11.gifComme nous l’écrivions la semaine dernière, Facebook a transformé une partie de ses applications en plateforme OpenSource. Accessible ici pour téléchargement.

Ceci arrive donc un an après que Facebook ait ouvert sa plateforme aux applications tierces. La société annonce que 24 000 applications ont été construites par 400 000 développeurs différents.140 applications sont rajoutées quotidiennement. Presque 100% des utilisateurs ont ajouté au moins une application.

Facebook Open Platform sera sous licence Common Public Attribution License (CPAL), sauf pour FMBL (Langage de balisage) qui comprend du code source Mozilla et sera sous licence Mozilla Public License (MPL).

Facebook explique cette ouverture par une volonté de “rendre un peu à la communauté des développeurs”. C’est peut-être vrai mais l’autre raison principale est la compétition avec OpenSocial et Google/MySpace/Yahoo/AOL.

Un réseau social comme MySpace sera en concurrence avec Facebook via OpenSocial.

Est ce une initiative trop tardive de Facebook? peut-être pas; nous avons déjà écho que de nombreux autres réseaux sociaux sont prets à collaborer avec cette toute nouvelle plateforme.

Plus de détails ici.

La plateforme Facebook passe en Open Source

Guy Vigneault mai 30th, 2008

Article publié originellement chez Techcrunch, le 27 Mai, 2008

Selon de nombreuses sources, cette semaine Facebook devrait annoncer le passage de plateforme vieille d’un an en projet OpenSource. L’effet immédiat est que la plupart des réseaux sociaux seront dorénavant compatibles avec la plateforme Facebook; permettant aux développeurs d’utiliser leurs applications Facebook partout ailleurs.

Bebo le permet déjà grâce à une licence avec Facebook; mais grâce à cette annonce plus besoin d’accord particulier avec Facebook ni de licence. On doit ainsi s’attendre à voir s’ouvrir les principales pièces techniques de la plateforme Facebook: FMBL (Langage de balisage), FQL (langage d’interrogation), FJS (Javascript library) et l’API Facebook.

Un peu comme pour Open Social, les parties tierces auront la liberté de modifier les composants de la plateforme Facebook afin de les utiliser sur leurs sites. Mais pour intégrer ces changements sur Facebook, il faudra, en revanche, l’accord de ce dernier.

Cette toute nouvelle ouverture est bien sur la reponse tant attendue et inévitable à OpenSocial.

Pour des réseaux sociaux granulaires…

Guy Vigneault mai 12th, 2008

Article publié originellement chez InternetActu, le 5 Mai, 2008

Le consultant Thomas Vander Wal, directeur d’InfoCloudSolutions, explique avec un certain bon sens pourquoi les réseaux sociaux sont si compliqués : parce qu’ils ne s’intéressent pas suffisamment aux gens et à leurs centres d’intérêt !

granularnetworks.jpg“La plupart des réseaux sociaux estiment que nous sommes proches des gens avec lesquels nous sommes en contact. Mais l’intérêt que nous avons dans les autres (et les autres en nous) est rarement de 100 % et il est même plus rare encore que ce 100 % d’appréciation soit égal dans les deux directions”. Et de souligner que nos outils sociaux n’ont pas encore compris que notre intérêt pour les autres est partiel. Selon lui, il nous faut cartographier les personnes selon leurs différents centres d’intérêt, entrer dans une granularité d’information plus fine et plus adaptée à nos relations sociales. Ainsi, nous devons pouvoir échanger nos gouts musicaux seulement avec nos relations qui partagent cet intérêt pour la musique, sans embêter nos autres amis qui n’aiment pas la musique ou pas la même musique que nous.

“Les groupes dans Facebook doivent comprendre la nature des intérêts particuliers et fournir les moyens implicites ou explicites pour les comprendre et les utiliser comme des options de filtrage.”

“Nous outils sociaux numériques, pour qu’ils aient plus de valeur et nous permettent de suivre et de filtrer les flux d’une manière plus gérable, ont besoin de saisir cette compréhension plus granulaire de l’interaction entre les gens”, conclut-il.

Soit, mais c’est alors au risque de faire disparaître le hasard, la surprise, rappelle Josie Fraser. Notre limite à l’absorption de données est capitale. Tout ce que nous lisons ne peut pas être utile. “C’est bon de ne pas penser les flux d’informations comme s’ils étaient linéaires, mais de les laisser pouvoir construire n’importe quelle narration. C’est peut-être pourquoi le lifestreaming est populaire : il donne l’illusion qu’on peut garder la trace de tout, et que derrière, on trouvera une histoire cohérente au bout de l’arc-en-ciel du RSS.” Et de rappeler que la distinction entre le signal et le bruit est entièrement subjective : le bruit des uns n’est pas forcément celui des autres, sauf à pouvoir y intégrer ses propres critères.

Six Apart lance BlogIt, une application pour écrire un billet depuis Facebook

Guy Vigneault avril 23rd, 2008

Article publié originellement chez Techcrunch, le 16 Avril, 2008

blogitlogo.jpgSixApart vient de lancer BlogIt une application Facebook qui permet de publier de courts billets sur son blog et d’envoyer des notifications aux différents réseaux sociaux.

Utilisez l’outil pour écrire un petit billet de base (sans images ni texte riche) et publiez le sur une plateforme compatible: Typepad, LiveJournal, Vox, Wordpress (org/com), Moveable Type ou Tumblr. En cliquant sur l’un des boutons, le titre du billet et un lien seront envoyés sur Facebook, Twitter et Pownce

L’idée est de permettre aux utilisateurs Facebook de partager rapidement quelque chose d’important sur leur blog sans pour autant quitter Facebook. L’application peut être rajoutée ici. Voici une capture d’écran et un screencast:

blogit2.jpg

Note d’Ouriel: je trouve cette application limitée dans son usage. Tout d’abord l’éditeur est basique et ne permet de publier que du texte. Par ailleurs je pense que peu d’utilisateurs utilisent plusieurs blogs à la fois. Et les ‘power users” ne sauront pas se satisfaire d’un éditeur aussi élémentaire. Enfin concernant le micro blogging je pense que peu utilisent à la fois twitter et pownce. Par ailleurs twitter est déjà synchronisé avec le statut facebook. La seule fonction que je trouve intéressante est la possibilité d’envoyer directement une alerte sur twitter quand votre blog est mis à jour (ce qui peut aussi être fait avec TwitterFeed que j’utilise).

Si vous cherchez un outil simple pour publiez votre statut à la fois sur twitter mais aussi vos messageries instantanées (Skype, Google Talk) mais aussi Facebook, Adium et iChat je vous conseille MoodBlast qui est un petit programme gratuit pour mac qui fait cela très bien

Socialstream, vers une hyperprésence des blogueurs ?

Guy Vigneault avril 14th, 2008

Article publié originellement chez Fred Cavazza, le 6 Avril, 2008

Avec la multiplication des services de publication / partage et la montée en puissance des outils de micro-publication (cf. Twitter au cœur de la révolution des médias sociaux ?), nous voyons apparaitre une nouvelle forme de services d’agrégation de l’activité sociale comme FriendFeed, Socialthing!, Lifestrea.ms… (cf. 35 Ways to Stream Your Life).

Ces services vous permettent ainsi d’agréger l’ensemble de vos publications (billets, photos, liens, tweets…) au sein d’un flux unique pour centraliser votre activité / présence numérique sur les médias sociaux (exemple ici : FriendFeed.com/FredCavazza). Ces services sont particulièrement intéressants pour archiver votre production journalière et garder une trace de votre empreinte numérique.

Comment expliquer le succès des lifestreams ?

Le principal bénéfice de ces services est de pouvoir fédérer les différentes poches d’audience éparpillées sur différents micro-médias au sein d’une communauté unifiée. En témoignent les nombreux commentaires laissés sur le lifestream de Robert Scoble qui est en train de délaisser son blog pour une production plus fractionnée (cf. Social Network Sites Are Changing The Blogosphere).

Au delà de l’aspect pratique de ces services (qui contrent la production en un lieu unique en y ajoutant une couche “sociale” : les commentaires), il s’en dégage une forte impression de proximité, plus encore qu’avec les blogs. Cette proximité est directement liée à une exposition répétée.

Pour expliquer ce phénomène, prenons l’analogie suivante : je me sens proche des parents que je croise tout les matins à l’école en amenant mes enfants (ils font partie de ma vie mais je les connais à peine). Et c’est là tout le paradoxe de ces services : apporter de la proximité, véhiculer de l’émotion et des idées au travers de micro-morceaux du son quotidien.

Pourquoi les lecteurs y trouvent-ils leur compte ? Difficile à analyser pour le moment. Mais il en va de même pour les services de lifecasts (cf. Lifecast = Podcast 2.0 (et plus si affinité)) qui intriguent mais dont on ne sait pas trop ce que cela va donner.

Comment rentabiliser un lifetream ?

Comme cela est de mise à chaque fois, je me pose la question de savoir s’il est possible de monétiser l’audience d’un lifestream. Car dans la mesure où les lifestreams sont le maillon final d’une longue chaîne de publication, ils sont le centre de nombreuses attentions.

Comme toujours, il existe plusieurs scénarios :

  • La publicité contextuelle, mais c’est compliqué car comment extraire du sens à une série de micro-contenus ?
  • L’affiliation, avec un principe d’inclusion de produits ou de recommandations de produits (cf. Twitter + Social Shopping = Shopalize) ;
  • L’insertion de bannières, toutes les 5 ou 10 publications.

Comme vous pouvez le constater, les options ne sont pas nombreuses et l’on vient à se demander si les lifestreams ne sont pas en quelque sorte des “extras” que l’on met à disposition d’utilisateurs d’autres services (comme le font Jaiku, Plaxo Pulse ou encore l’extension Action Streams pour WordPress et Movable Type).

Comment m’y retrouver avec tous ces nouveaux outils ?

C’est facile, il vous suffit d’utiliser ce schéma :

Social_Presence_Tools.jpg

Vous pouvez constater sur ce schéma que Google et Yahoo! sont déjà positionnés sur le créneau des outils de “présence sociale” :

  • Google avec Jaiku (en gestation pour le moment) et au travers d’une participation dans un projet universitaire nommé SocialStream (hé oui !)
  • Yahoo! avec son tout nouveau Live et avec MyblogLog qu’ils ont su faire évoluer dans le bon sens.

Conclusion

Allons-nous nous diriger vers un phénomène de saturation de tous ces services (les américains appels ça le social media fatigue) ? Peut-être… ou pas ! Car après tout ces services ne sont-ils pas une solution à cette hyperprésence des blogueurs ? A suivre…

Facebook frappé par une attaque par adware

Guy Vigneault janvier 11th, 2008

Plus d’un millions d’utilisateurs seraient déjà affectés par l’application adware Zango.

Les utilisateurs de Facebook ont reçu une mise en garde concernant une nouvelle application du site communautaire contenant des logiciels publicitaires. Secret Crush contient un téléchargement du programme publicitaire Zango qui se propage automatiquement chez cinq contacts de l’utilisateur. À en croire l’expert en sécurité Fortinet, 3 % des utilisateurs de Facebook auraient déjà été infectés, ce qui représente plus d’un million d’ordinateurs.

La suite chez ZDNet, le 4 Janvier, 2008

Comment protéger notre vie privée dans un monde où la traçabilité explose ?

Guy Vigneault janvier 8th, 2008

Article publié originellement chez Internet Actu, le 21 Décembre, 2007

Il y a deux ans, le professeur Sandy Pentland du MIT a fourni une centaine de téléphones à ses étudiants, des téléphones équipés d’un logiciel permettant à l’équipe du professeur Pentland d’étudier les interactions entre leurs possesseurs. Le professeur Pentland et son assistant, Nathan Eagle, ont ainsi développé un modèle de réseau social plus précis et plus nuancé que ceux construits à partir d’interviews. Leur étude (.pdf) leur a permis de modéliser, à partir de nos comportements téléphoniques, la qualité de nos relations sociales et même d’apporter des résultats de modélisations plus personnels, comme la mesure de notre satisfaction au travail.

realtimerome.pngL’analyse des données issues de nos téléphones mobiles ouvre de nouveaux champs d’études, dont celui de la “fouille de la réalité” (reality mining), comme l’explique le professeur Pentland dans un passionnant entretien accordé à la Technology Review. Ces données ne vont pas servir seulement à tracer nos interactions sociales, mais nous aideront demain à mieux gérer et concevoir notre environnement, à mieux comprendre les flux qui le parcourent. A l’exemple de l’expérience Real Time Rome qui permettait de cartographier les flux de personnes dans la ville de Rome via les mobiles de ses habitants. Sur le même principe, PathIntelligence qu’évoquait récemment TechCrunch permet d’analyser, via les signaux des téléphones mobiles, les déplacements des clients dans des espaces commerciaux. Et ce ne sont là que les premiers balbutiements des possibilités qu’offre l’amas de données collectives que nous allons être capables d’accumuler.

Ce type de données, révélées par les capteurs qui se multiplient autour de nous, ne va cesser de croître, comme l’expliquait Adam Greenfield cette semaine à la conférence “Les matières du Design” à Minatec. Les capteurs, les nouvelles technologies, créent d’autant plus de surveillance que “l’informatique se dissout dans le comportement”. Face à cet internet des choses, où nos objets sociaux sont capteurs, la traçabilité des individus atteint un stade nouveau, un seuil qui doit nous questionner.

Un pas plus loin dans la traçabilité
“La fouille de la réalité c’est permettre à l’infrastructure technologique de connaître des informations sur votre vie sociale”, explique Sandy Pentland. Nos téléphones savent qui nous sommes. Avec Facebook, ils peuvent savoir quels rapports nous entretenons avec notre réseau social et, selon le statut de chacun de nos “amis”, peuvent par exemple leur fournir des moyens différents de nous joindre. “La fouille de la réalité consiste à faire attention à nos actions en ligne et utiliser cette information pour nous aider à établir des politiques de confidentialités conformes à nos interactions.” Nos téléphones sont déjà des capteurs de notre environnement : le protocole Bluetooth peut être une passerelle pour enregistrer, tracer et comprendre nos interactions avec les autres et en dessiner les relations. L’iPhone possède un accéléromètre qui permet de savoir si nous sommes assis ou en marche. Tous les téléphones disposent de microphones par le biais desquels on pourrait analyser le ton de notre voix, ou certaines caractéristiques de notre comportement (savoir si nous interrompons les gens, etc.)… Ces données peuvent par exemple nous dire quel rôle les gens jouent dans un groupe. “C’est certainement de la psychologie de bazar et les gens concernés savent déjà cela, mais jusqu’à présent nous étions incapables de le mesurer, à une telle échelle”, souligne Sandy Pentland. Ce qui est certain, c’est que la fouille de la réalité va permettre de voir des choses d’une manière inédite : en cas de menace épidémiologique par exemple, nous pourrions surveiller les mouvements de population pour mieux prévenir un problème sanitaire majeur, voire identifier les gens qui ne se déplacent plus dans une zone infectieuse et sont donc présumés malades.

Demain, comme le rappelle le professeur Pentland, ces données vont avoir des applications très immédiates, pour la gestion de nos communications par exemple, qui pourront se fonder sur nos relations réelles. Mais également dans le domaine de la santé où nous pourrons surveiller et faire surveiller notre état de santé… Nous n’échapperons certainement pas à l’informatique omniprésente ni à la fouille de la réalité. Tout au mieux peut-on édicter des règles avant qu’il ne soit trop tard, pour essayer de limiter les multiples débordements qui ne vont pas manquer.

Répondre par un respect plus grand de la vie privée
Mais comment préserver la vie privée dans un monde où les téléphones sont constamment en train de rendre compte de notre vie, de nos déplacements ? “Nous avons certainement besoin d’en débattre et d’établir un nouveau pacte pour la vie privée - pour qu’on puisse utiliser ces données sans en abuser”, clame le professeur Pentland. Adam Greenfield ne dit pas autre chose en proposant ses 5 principes éthiques sur lesquels devraient se bâtir les systèmes pervasifs. Pour autant, est-ce suffisant ?

Si demain la fouille de la réalité devient possible, il faut que celle-ci soit strictement encadrée afin de garantir, bien plus qu’elle ne le fait aujourd’hui, la protection des utilisateurs. Et ceci suppose au moins que les services, les applications, les autorités n’aient jamais accès aux données d’identification. Alors qu’elles sont accessibles d’un clic, alors que la technologie permet avec toujours plus de facilité tous les croisements possibles et inimaginables, ne faut-il pas envisager que ces croisements soient rendus impossibles ?

Cela signifie certainement qu’il va falloir prendre des mesures plus radicales pour protéger l’intimité, pour décorréler les données personnelles (celles qui permettent de nous identifier clairement) de ce panoptique généralisé. C’est en cela peut-être qu’il faut entendre les critiques récentes à l’encontre de la CNIL. Contrairement à ce que nous sommes en train de faire, la nouvelle puissance de ces données nécessite certainement plus encore de renforcer et protéger l’anonymat et l’intimité des utilisateurs.

Cela signifie que ces informations accessibles d’un clic doivent être encore plus coupées de celles qui permettent de nous identifier. Qu’elles ne peuvent et ne devraient pas être accessibles sur simple décision de police, mais bien uniquement sur décision de justice et dans un cadre légal qui ne doit pas en simplifier l’accès, au contraire. Que les procédures d’anonymisation devraient être normales, systématiques, voire obligatoires. Contrairement à ce que nous sommes en train de faire, il va certainement falloir réaffirmer plus avant la protection de nos données personnelles, leur inviolabilité : plutôt que de laisser leur pervasivité affleurer.

Dans un monde de données ambiantes, la tentation de tout savoir devient presque irrésistible. Pourtant, face aux résistances sociales et psychologiques que cela ne va pas manquer d’introduire, il s’agit bien d’en comprendre l’essence et non pas de les minorer. En s’insinuant dans des transactions dont elle était absente, l’intelligence ambiante va bouleverser notre rapport à notre environnement et à l’information qui émane de nous même. Pour y répondre, il va certainement falloir offrir toujours plus de garanties à l’individu et décider d’un vrai bond en avant dans la protection de l’intimité. En échange de la collecte des données collectives que l’informatique omniprésente va libérer, nous ne pouvons pas céder nos données personnelles. Au contraire.

Hubert Guillaud

Prévisions 2008 pour les univers virtuels

Guy Vigneault janvier 8th, 2008

Article publié originellement chez Fred Cavazza, le 21 Décembre, 2007

Le site Virtual Worlds Management vient de publier un livret regroupant les interviews de nombreuses personnalités des univers virtuels (éditeurs, prestataires…). Ce document synthétise les réponses apportées à des questions tournant autour de l’évolution du marché et des prévisions pour l’année 2008 : Industry Forecast 2008.

VirtualWorldForecast08.gif

Un document intéressant car gratuit, mais un peu lourd à lire. Heureusement que nos amis d’Extralab sont là pour nous fournir un petit résumé :

  • Le nombre d’univers virtuels continuera à augmenter, notamment ceux destinés aux ados et préados ;
  • Univers virtuels et réseaux sociaux continueront leur rapprochement (hybridation) ;
  • Les univers virtuels accessibles depuis un navigateur seront à même de transformer un marché de niche en marché de masse (sans oublier les déclinaisons sur téléphone mobile) ;
  • Le secteur éducatif et celui de l’entreprise (intranet avatarisé) seront les plus actifs en terme d’adoption et de développement d’usages spécifiques ;
  • Les univers virtuels feront l’objet d’une surveillance accrue des législateurs, notamment en terme de fiscalité ;
  • Apparition des premiers outils de mesure de l’engagement et d’un véritable indice de trafic et d’activité ;
  • Second Life ne sera probablement plus le terrain d’expression privilégié des marques, qui lui préfèreront des environnements plus contrôlables, stables et mieux structurés ;
  • Le marché asiatique (avec ses spécificités culturelles et technologiques) devrait être une force de proposition majeure à l’échelle internationale.

Celles et ceux qui ont pû assister à la présentation que j’ai donné lors du Festival de la Publicité y trouveront de fortes similitudes. J’espère bien pouvoir donner à nouveau cette présentation dans de bonnes conditions durant le mois de Janvier.

En attendant, je vous recommande de (re)lire mes précédents billets sur le sujet (qui restent toujours d’actualité) :

WoaW! AdultFriendFinder probablement racheté pour $1 milliard !

Guy Vigneault janvier 2nd, 2008

Article publié originellement chez Techcrunch, le 15 Novembre, 2007

adultfriendfinder.jpg

Le domaine universel des rencontres en ligne vient de connaître un événement. Various Inc, société basée à PaloAlto et propriétaire de AdultFriendFinder (entre autres) aurait été rachetée, selon une source proche de l’accord. La qualité de cette source, prouvée par le passé, semble confirmer la véracité de cette annonce.

La société qui fut fondée par Andrew Conru, engendre, parait-il, des revenus qui dépassent les $300 millions par an. L’acquisition serait de trois fois le montant de ces revenus, soit aux alentours de $1 milliard.

Nous cherchons actuellement des confirmations à propos de cette affaire et tentons de déterminer le nom de l’acheteur. Un article en profondeur sur la société est disponibles ici.

Mise à jour: selon de nouvelles informations, rien n’est encore officiellement confirmé; toutefois, l’acheteur serait le groupe Penthouse et le montant de la transition serait plus proche des $ 500 millions.

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