[Politique] Notre nouvelle approche de la Chine
jan 13th, 2010 | Category: Divers, Google, Informatique, Moteur de recherche, TechnoComme de nombreuses autres organisations connues, nous devons faire face à des cyber-attaques de divers degrés régulièrement. A la mi-décembre, nous avons détecté une attaque hautement sophistiquée et ciblée sur nos infrastructures internes en provenance de la Chine , ce qui s’est traduit par le vol de propriétés intellectuelles appartenant à Google . Cependant, il s’est vite avéré que ce qui apparaissait d’abord comme être un incident de sécurité isolé — aussi important soit-il — soit en fait d’une autre ampleur. Tout d’abord, cette attaque n’avait pas que Google comme cible. Dans le cadre de notre enquête, nous avons découvert qu’au moins 20 autres grandes entreprises sur divers secteurs — Internet, finances, technologie, média, scientifique — ont également été prises pour cible. Nous sommes actuellement en train de les en informer, et nous travaillons aussi avec les autorités américaines. Ensuite, nous avons des raisons de penser que le but premier de cette attaque était d’accéder aux comptes Gmail d’ activistes des droits de l’Homme chinois . En nous basant sur notre enquête, nous pensons que leurs attaques n’ont pas été fructueuses. Seuls deux comptes Gmail semblent avoir été piratés, et l’activité se résume aux informations du compte (comme la date de création) et les titres des emails (et non pas leur contenu). Enfin, toujours dans le cadre de notre enquête, mais sans rapport avec les attaques à notre encontre, nous avons découvert que les comptes de dizaines d’utilisateurs Gmail basés aux Etats-Unis, en Chine et en Europe, tous défenseurs des Droits de l’Homme, semblent subir des attaques de façon répétées. Ces comptes n’ont toutefois pas été compromis par le biais d’une faille de sécurité de Google, mais plutôt par des méthodes de phishing ou de virus. Nous avons déjà utilisé les informations collectées à la suite de cette attaque pour apporter des améliorations à l’infrastructure et à l’architecture afin de garantir une plus grande sécurité pour Google et ses utilisateurs. En terme de prévention, nous conseillons à tous de déployer des programmes anti-virus de qualité ainsi que des programmes de détection de malware, d’installer les mises à jour de leur système d’exploitation et de leur navigateur. Soyez toujours très prudent lorsque vous cliquez sur les liens contenus dans les messages instantanés et dans les emails, ou lorsque vous partagez vos informations personnelles sur des services tiers, comme votre mot de passe. Consultez cet article pour en savoir plus sur nos recommandations . Les gens désirant plus de détails sur ce genre d’attaques peuvent lire ce rapport émis par le gouvernement américain (PDF), le blog de Nart Villeneuve , et cette présentation sur l’incident GhostNet. Nous avons pris la décision de partager les informations concernant ces attaques avec le grand public, non seulement à cause des implications en termes de droits de l’Homme, mais également parce qu’elles se réfèrent directement à un débat mondial sur la liberté d’expression. Dans les deux dernières décennies, les programmes de réforme économique chinois et les entrepreneurs de ce pays ont permis à des centaines de millions de chinois de sortir de la pauvreté. En effet, cette grande nation est au cœur du progrès économique et du développement dans le monde aujourd’hui. Nous avons lancé Google.cn en janvier 2006 dans l’idée qu’un accès accru à l’information pour les internautes chinois et un Internet plus ouvert l’emporterait sur notre compromis consistant à censurer certains résultats. Nous avions alors clairement indiqué que ��nous contrôlerons avec attention les conditions du marché chinois, en prenant en compte les nouvelles lois et les autres restrictions sur nos services. Si nous concluons que nous ne pouvons pas atteindre ces objectifs, nous n’hésiterons pas à reconsidérer notre approche de la Chine ��. Ces attaques et la surveillance que nous avons dévoilé — combinés avec les tentatives par le passé de limiter encore davantage la liberté d’expression sur la toile — nous ont emmenés à conclure que nous devrions revoir la faisabilité de nos opérations en Chine . Nous avons décidé que nous ne sommes désormais plus prêts à censurer nos résultats sur Google.cn , et durant les prochaines semaines, nous discuterons avec les autorités chinoise de notre volonté de proposer un moteur de recherche non filtré dans le cadre de la loi, si cela est possible. Nous sommes conscients que cela pourrait nous emmener à fermer Google.cn , et potentiellement nos bureaux en Chine. La décision de reconsidérer nos opérations en Chine a été très dure à prendre, et nous savons que les conséquences pourraient être fâcheuses. Nous tenons à préciser que cette décision a été prise par nos cadres aux Etats-Unis, sans l’implication de nos employés en Chine, qui ont travaillé dur pour faire de Google.cn le succès que l’on connaît. Nous nous engageons à faire tout notre possible pour remédier aux problèmes soulevés. Par David Drummond, Senior Vice Président, chargé du développement de l’entreprise Partagez cet article avec vos amis : ® Goopilation , 2010. | Lien vers l’article | Aucun commentaire Publier sur : del.icio.us , Facebook , Twitter
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Google contre le gouvernement chinois: » Business » ou » Don’t be evil » ?
Google communique à tout va sur sa décision de ne plus continuer à censurer les résultats sur Google.cn ! En-effet, après la détection d’une cyber-attaque visant des comptes Gmail de militants chinois des droits de l’homme, le géant de Mountain View engage un bras de fer avec le gouvernement chinois et se dit prêt à stopper ses opérations dans l’Empire du Milieu !
Un article de Tech Crunch qui fait le buzz s’interroge sur la sincérité de cette campagne: s’agirait-il plus de business que d’éthique ? En-effet, Google perd de l’argent sur ses opérations chinoises et ne ferait que profiter de cet incident pour revoir ses positions. Par ailleurs, d’une pierre deux coups, ses compromissions passées avec la censure chinoise avaient ces dernières années durement malmené son image de marque.
Alors, » Business » ou » Don’t be evil » ?
C’est la question du sondage trouvé sur Pnyx: http://www.pnyx.com/fr_fr/poll/493
A votre avis, ce bras de fer, n’est-ce que par intérêt pour négocier de meilleures conditions d’exploitation en Chine, ou est-ce pour retrouver – tardivement, mais mieux vaut tard que jamais – les valeurs de son célèbre et humaniste slogan ? Ou les deux, tant qu’à faire …